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J’ai récemment découvert l’immense richesse de la mythologie et de la spiritualité des Mayas. Dès mes premières lectures, j’ai été fasciné de réaliser toutes les ressemblances avec la mystique bouddhiste. Il y a une beauté et un symbolisme dans cette spiritualité qui nous permet de comprendre facilement des concepts comme l’âme, le karma, la conscience, etc.

Qui sont les Mayas?

Ils ont été l’une des plus grandes civilisations durant le premier siècle de notre ère. Ils ont créé, comme les Incas, des cités grandioses qui regroupaient jusqu’à 200 000 citoyens. Leurs accomplissements les plus marquants sont : l’écriture hiéroglyphique, les mathématiques, l’astronomie, l’urbanisme, la médecine et l’architecture (édification de pyramides et de temples). On trouve aujourd’hui de nombreux sites archéologiques mayas dans le sud du Mexique et au Guatemala.

Le concept des deux âmes

Les Mayas considéraient leur âme comme une matière matérielle non différente de leur corps physique. Elle était constituée simplement d’une autre matière naturelle, plus subtile.

Les Mayas considèrent que l’âme possède deux parties :

  1. Le premier aspect de l’âme s’appelle Sak Nik Nahal, « la conscience en floraison ». Juste en lisant la traduction, j’en ai eu des frissons. Cet aspect repose sur leur croyance que l’homme est une extension de l’univers qui l’entoure. Il est comme une partie du motif global de la tapisserie de la grande création. L’âme est cette matière par laquelle l’homme est lié à toute la création et également aux différents mondes, comme celui des esprits.
  2. La deuxième conception de l’âme est appelée Huay. Cet aspect est souvent représenté sous la forme d’un animal comme un cerf, un singe ou un chien. Cette « portion » d’âme peut être comprise comme l’équivalent d’un esprit gardien. À la naissance, chaque personne a une énergie protectrice qui prend souvent la forme d’un animal ou d’un être fantastique. Les chamans étaient connus pour pouvoir se transformer en leur huay et même prendre d’autres formes comme celles d’animaux, de plantes et de dieux.

But de l’existence et illumination

Selon la spiritualité maya, chaque être humain se réincarne un certain nombre de fois, pour un jour atteindre l’illumination. Pour eux, l’univers n’a pas de créateur. Ils croient en la création avec plusieurs formes d’énergie qui interagissent pour créer un continuum de vie, de mort et de renaissance, comme l’expression connue : « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Dans cette vision, l’âme humaine visite la Terre pour être purifiée et transportée vers des plans supérieurs.

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La vie après la mort

Les Mayas croyaient en une vie après la mort. C’est pour cette raison que les gens du peuple enterraient leurs morts dans le sous-sol de leur maison. Ainsi, leurs ancêtres pourraient les surveiller et les protéger.

Ils pensaient également que ceux qui n’avaient pas de chance dans la vie recevraient ultimement des récompenses dans l’au-delà, pour maintenir une sorte « d’équilibre karmique ».

Rituels et sacrifices humaines

Il y a beaucoup de spéculations sur la relation du sang et du sacrifice dans la tradition maya.

Les experts affirment que les Mayas considéraient le cœur comme le vaisseau de l’âme. En tant qu’organe de pompage du sang, celui-ci était considéré comme infusé d’une partie de cette même énergie et que cela pouvait nourrir les dieux.

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Souvent, des boules d’encens copal étaient brûlées pour représenter un cœur humain et de petites quantités de papier imbibées de sang étaient ajoutées pour attirer les dieux.

Malgré ce lien, ce n’était pas le sang mais le souffle qui était censé relier le monde vivant et le monde surnaturel, comme le concept du PRANA dans les traditions bouddhistes et hindouistes.

En conclusion

Je suis toujours fasciné de voir l’expression du sacré dans toutes les civilisations du monde. Je constate que les plus grandes civilisations au niveau du savoir et des technologies ont aussi été celles dont le travail sur l’âme était le plus avancée.

Nous faisons partie d’une lignée de chercheurs qui avançons ensemble pour retrouver le chemin vers notre source. Nous n’avons pas à refaire tout le chemin. Pour moi, il est indispensable d’honorer l’héritage spirituel des civilisations passées pour ne pas repartir à zéro et progresser vers l’éveil total de la conscience humaine sur terre.

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